Pascal
Schmidt est praticien hospitalier en otologie, audiophonologie et ORL
de l’enfant à l’hôpital Robert Debré de Reims. Il fait partie du groupe
de pilotage du dépistage auditif en Champagne-Ardenne mis en place en
2004 sous l’égide de l’Union Régionale des Caisses d’Assurance Maladie.
Sa position dans la controverse
Pascal Schmidt est en faveur de la systématisation du dépistage néonatal de la surdité. Il considère que :
- il n’est pas normal que la surdité soit dépistée si tardivement alors qu’on dispose des techniques pour le dépister plus tôt
- la technique des OEA permet un dépistage simple et peu coûteux.
Il est toujours complété par un test par PEA si un problème est
détecté.
- le test doit être fait le plus tard possible avant la sortie
de la maternité mais rien n’interdit de le faire plus tôt (à J1 ou J2)
- le dépistage ne peut pas être imposé aux mamans, il n’est que proposé
- le taux d’erreur de dépistage est infinitésimal grâce à la combinaison des différentes techniques de dépistage.
- l’avis rendu par le CCNE est inquiétant car montre que le
travail en son sein a été mal fait. Ce qu’il faut surtout retenir c’est
que l’écrasante majorité des professionnels et des non professionnels
(parents notamment, y compris les parents sourds) est favorable au
dépistage. L’avis du CCNE ne reflète donc qu’un point de vue très
minoritaire.
- L’argument selon lequel le dépistage précoce dirige les enfants et
les parents vers l’implantation est « complètement idiot ». En effet,
sur 10 enfants sourds, même pas 3 vont être candidats à l’implantation
car ça ne concerne que les sourds profonds. Et l’implantation n’est que
proposée, ce sont les parents qui décident.
- l’objectif numéro un du dépistage c’est de permettre aux
parents de bien s’occuper de leur enfant tel qu’il est, et pas de
l’enfant imaginaire qu’ils croient entendant.
Retranscription de l’entretien avec Pascal Schmidt